Twiter, facebook, myspace, google+, etc, les réseaux sociaux ont le vent en poupe. Depuis quelques années, ils ont tendance à remplacer les forum, les chat, les blogs, les flux rss et même les boites mails. Tout le monde s'y retrouve, que ce soient les groupes de discussion, les associations, les individus évidemment, mais aussi le bar du coin, la vedette de cinéma, ou même les marques de soda. En plus des noms de domaine, vous devez maintenant enregistrer vos noms sur chacun de ces réseaux pour assurer votre visibilité sur internet. On trouve désormais sur les sites internet, en plus des traditionnels icones rss et newsletter, les icones de ces réseaux sociaux qui permettent de suivre et d'être informé des changements via ceux-ci.
Bien entendu, des tas de question se posent, des inquiétudes par rapport au respect des personnes, de la vie privée, de l'éthique. Car on y étale sa vie privée, on y met des photos, on y jette pele-mele des commentaires, des humeurs, le tout dans un cadre semi-privé, limité à ses "amis", "relations", "réseaux" ou encore "cercles", lesquels ont la fâcheuse tendance très vite à inclure beaucoup de monde. La publicité est omniprésente et très ciblée et les données récoltées par les serveurs largement exploitées à des fins commerciales.
Quoi qu'il en soit de ces abus, reste que les réseaux sociaux sont des endroits agréables et pratiques. Ils sont devenus des endroits incontournables mais il semble bien qu'il y en ait de plus en plus.... Alors, un réseau social de plus, pourquoi sauter au plafond? Il y en aura bientôt plus que de forum! Qu'est-ce qui rend diaspora différent au point de lui valoir un article sur lpln?
Diaspora, pour le présenter concrètement, se pose comme une alternative à facebook. Il en reprend les principes de fonctionnement et l'ergonomie. Mais c'est un logiciel libre et qui se veut respectueux de la vie privée.
Le premier reproche qui est fait à facebook, on le sait, c'est de revendre à prix d'or ses statistiques de navigation et ses espaces publicitaires ciblés, autrement dit les données privées des utilisateurs. Pour se décharger de toute responsabilité vis à vis de la loi, facebook vous demande d'accepter une charte qui spécifie que pour tout document, photo, donnée ou commentaire que vous placer sur le site, vous abandonnez plus ou moins les droits. Autrement dit, vous acceptez que facebook face ce qu'il veut des données vous concernant. On ne peut d'ailleurs pas supprimer un compte facebook, ni les images qu'on y a stockées.
Le second est que ce que vous mettez en ligne est visible à tous ceux qui se trouvent dans vos relations. Si votre patron fait partie de vos relations, faites attention à ce que vous mettez sur votre mur! Aux états unis, où ce genre de pratique n'est pas un tabou, les employeurs imposent ouvertement aux candidats de voire leur compte facebook. Nul doute que dans d'autre pays, on le fasse par des moyens détournés. Et ceci ne s'applique pas qu'au monde du travail.
C'est ici que se situe la différence. À l'initiative de diaspora, une éthique différente: proposer un contrôle total de la visibilité des documents. Bien plus que cela, diapora, en tant que logiciel libre, n'est pas un site centralisé aux commandes duquel se trouve une société mais un réseau de serveurs appelés "pod". Une université, un particulier ou une société peut faire tourner un pod, la liaison est assurée avec les autres. C'est un approche totalement différente, publique.
Le projet est au stade alpha, les serveurs viennent d'être mis en place, il y aura encore du travail pour que le projet soit mûr, vous pouvez cependant déjà vous inscrire et tester:
Dans la foule des réseaux sociaux qui sont amenés à se partager le marché, on ne peut pas prédire qui tirera son épingle du jeu. Nul doute que les premier réseaux en place et déjà confortablement installée ont une longueur d'avance et se faire une place au milieu d'eux ne sera certainement pas une chose aisés. Si même google y a échoué avec son 'buzz' défunt et a le plus grand mal avec son google+ à s'imposer, on peut se demander quel avenir pour un outsider comme diaspora, un ovni qui prétend respecter la vie privée.
On peut quand même déjà augurer du soutient de la communauté libre, sinon de son adhésion totale.